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L’ÉCONOMIE


  1. L’économie
  2. Les infrastructures
  3. L’électricité et l’eau
  4. Les télécommunications
  5. Les aéroports et les ports
  6. Liens

L’ÉCONOMIE

Les E.A.U. maintiennent une économie de marché et sont l’un des pays les plus stables et les plus sûrs de la région sur le plan politique. Grâce à cela, le pays bénéficie d’un avantage concurrentiel solide en tant que première plaque tournante commerciale et deuxième économie de la région.

Les E.A.U. connaissent une croissance économique constante, malgré un recul temporaire lors du ralentissement de l’économie mondiale. La hausse des prix du pétrole, l’augmentation des dépenses de l’État et le regain d’activité dans les secteurs du tourisme, des transports et du commerce ont contribué à la reprise. De plus, la restructuration réussie de la dette de sociétés de premier plan, la solidarité entre les émirats et l’adoption de politiques budgétaires et fiscales souples sont autant de facteurs qui ont contribué à rétablir la stabilité économique sur le marché.Abu Dhabi Corniche

Malgré la récente chute des prix pétroliers et la forte volatilité de ce secteur, l’économie émirienne reste vigoureuse. Après une légère baisse en 2010, le PIB des E.A.U. est remonté à 419 milliards de dollars en fin d’année 2014, soit une hausse de 4,8 % par rapport à 2013. Selon les prévisions, l’économie émirienne devrait croître à un taux de 3,2 % en 2015 et 2016. Le PIB non pétrolier devrait augmenter de 4,4 % en 2015 et 4,5 % en 2016.

La Vision économique d’Abu Dhabi 2030 et le Plan stratégique de Dubaï 2015 ouvrent la voie à la diversification économique. La stratégie consiste à accroître les investissements dans l’industrie et d’autres secteurs orientés vers l’exportation, dont l’industrie lourde, les transports, la pétrochimie, le tourisme, l’informatique, les télécommunications, l’énergie renouvelable, l’aviation et l’aérospatiale, ainsi que les services pétroliers et gaziers. D’importants progrès ont déjà été réalisés dans ces domaines, et notamment dans les secteurs du tourisme et du commerce, des satellites et des télécommunications, de l’aviation et de l’énergie renouvelable. En 2014, les E.A.U. ont attiré des investissements directs étrangers (IDE) s’élevant à 10,1 milliards de dollars, se classant ainsi au premier rang des pays arabes. Bien que les priorités à court terme aient été ajustées pour prendre en compte les réalités changeantes, la stratégie à long terme demeure inchangée.

Au niveau fédéral, les E.A.U. poursuivent leur Vision 2021, dont l’objectif est de placer l’innovation, la recherche, la science et la technologie au centre d’une économie basée sur la connaissance, compétitive et hautement productive, d’ici le cinquantième anniversaire de la fédération, en 2021.

 

Depuis de nombreux siècles, le commerce joue un rôle très important dans la vie économique des E.A.U., ce qui n’a rien de surprenant si l’on considère la situation géographique stratégique du pays. Cependant, la réalisation d’investissements ciblés et visionnaires dans les aéroports, les ports et les services, ainsi que la création d’un climat propice aux affaires, ont permis aux E.A.U. de devenir une importante plaque tournante commerciale reliant les marchés régionaux au monde extérieur. La reprise durable de la plupart des secteurs économiques a également entraîné une augmentation du commerce extérieur. Les indices du commerce extérieur ont rebondi en 2013 pour atteindre les niveaux d’avant la crise financière et le montant total du commerce extérieur s’est élevé à 292,2 milliards de dollars en 2014.

 

Le pétrole et le gaz

 

Les E.A.U. sont parvenus au sixième rang mondial pour ce qui est des réserves prouvées de pétrole et au septième rang pour ce qui est des réserves prouvées de gaz naturel, qui sont estimées respectivement à 97,8 millions de barils et 83,8 milliards de mètres cubes, soit à peu près 5 % des réserves mondiales totales de gaz. La majeure partie des réserves des E.A.U. (95 % des réserves de pétrole du pays et environ 94 % de ses réserves de gaz) se trouvent dans l’émirat d’Abu Dhabi, offshore et onshore. Huitième producteur mondial de pétrole, les E.A.U. sont le quatrième exportateur net de pétrole : les exportations de pétrole brut ont atteint 2,9 millions de barils par jour (b/j) fin 2014, soit à peu près 8 % de la production totale des pays de l’OPEP. Les investissements importants réalisés à Abu Dhabi, lesquels s’élèvent à plus de 70 milliards de dollars, se poursuivent alors que le Conseil suprême sur le pétrole (SPC) de l’émirat et l’Abu Dhabi Oil Company (ADNOC) cherchent à atteindre l’objectif de 3,5 millions de barils par jour d’ici à 2017.

 

La production de gaz d’Abu Dhabi a considérablement augmenté ces dernières années en conséquence de la mise en œuvre de grands projets visant à intégrer la production de gaz associés offshore et onshore des grands champs pétrolifères et à réduire le torchage de gaz. Abu Dhabi, qui a été le premier État du Golfe à produire du GNL, a des engagements contractuels à long terme en matière d’exportation de gaz. Parallèlement, la demande intérieure de gaz, lequel est essentiellement utilisé comme matière première pour la production d’électricité et le dessalement, a fortement augmenté. Du gaz est également réinjecté dans les champs pétrolifères afin de maintenir la pression en tête de puits et on en utilise dans les secteurs des produits pétrochimiques et des engrais, qui sont en pleine expansion.

 

Au cours de ces dernières années, la division gazière offshore de l’ADNOC, Adgas, a doublé sa production. Celle-ci a atteint 56 504 millions de mètres cubes par jour (Mm3/j), dont la moitié est transportée à l’usine de la société gazière onshore Gasco, où le gaz est traité avant d’être injecté par pompage dans le réseau national d’Abu Dhabi et des autres émirats. Adgas prévoit de porter sa production à 67 805 Mm3/j d’ici à 2017.

 

Dans le secteur pétrolier en aval, l’IPIC et la société de raffinerie de pétrole de l’ADNOC, Takreer, travaillent depuis plusieurs années à la modernisation des raffineries dans le but de porter la capacité de traitement du pétrole d’Abu Dhabi de 485 000 b/j à 885 000 b/j. Takreer a augmenté de 417 000 b/j la capacité de traitement de la raffinerie actuelle de Ruwais, qui se situe à 200 kilomètres à l’ouest de la capitale des E.A.U. sur la côte d’Abu Dhabi, et IPIC construit actuellement à Fujaïrah une nouvelle raffinerie d’une capacité de 200 000 b/j. Les distillats qu’elles produiront seront utilisés localement, exportés, ou employés comme combustible de soute. Les E.A.U. fabriquent également des produits chimiques, y compris des matières plastiques et des engrais, qui représentent une valeur estimée à 11 milliards de dollars.

 

Les réserves actuelles de pétrole de Dubaï se situent autour de 4 milliards de barils. La production pétrolière de Dubaï, qui représentait auparavant environ la moitié du PIB de l’émirat, a chuté de façon spectaculaire ces dernières années. Par conséquent, l’émirat de Dubaï, qui était un exportateur net de pétrole, importe aujourd’hui la majeure partie du pétrole dont il a besoin. Toutefois, grâce à l’exploitation d’un nouveau champ pétrolifère offshore, qui porte le nom de la plus jeune fille de S.A. Cheikh Mohammed bin Rashid Al Mubarak, « Al Jalila », et devrait entrer en production en 2016, la production de brut de Dubaï devrait d’augmenter de façon appréciable. Bien qu’il continue de pomper du gaz des champs offshore, et qu’il ait identifié des réserves de gaz importantes dans son nouveau puits d’exploration en profondeur T-02, Dubaï consomme davantage de gaz qu’il n’en produit et dépend de plus en plus des importations pour compenser la différence. L’émirat achète déjà à Dolphin Energy des dizaines de mètres cubes de gaz par jour, qui sont acheminés par son pipeline sous-marin, et après l’achèvement de la construction d’un terminal d’arrivée, en 2011, Dubaï a commencé à importer 650 000 tonnes par an de GNL dans le cadre d’un contrat avec Qatar Petroleum et Shell.

 

Quatre des cinq autres émirats des E.A.U. produisent aussi de petites quantités de pétrole et de gaz. L’émirat de Fujaïrah ne produit ni pétrole ni gaz, mais il possède l’un des plus grands ports de soutage du monde, le port de Fujaïrah. Situé sur la mer d’Arabie, ce dernier manutentionne des millions de tonnes de carburant pour transports maritimes et d’autres produits pétroliers. Grâce à l’achèvement du pipeline stratégique d’acheminement du pétrole brut d’Abu Dhabi, Fujaïrah connaît actuellement une rapide expansion, qui comprend le développement de la deuxième raffinerie la plus importante des E.A.U. et la construction d’installations de mélange et de stockage.

 

 

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LES INFRASTRUCTURES

Trump Tower & Hotel Les E.A.U. sont dotés des infrastructures les plus développées du monde. Néanmoins, pour garantir une croissance accélérée, le pays continue d’injecter des capitaux importants dans ce secteur. Les diverses initiatives sont menées conformément au Programme national Vision 2021 des E.A.U., qui vise à placer les E.A.U. parmi les meilleurs pays du monde eu égard à la qualité des infrastructures, et ceci, à temps pour les festivités du cinquantième anniversaire de la création de l’État (2021). L’enjeu consiste à veiller à ce que ce développement s’effectue de manière durable, en accord avec les orientations de la Stratégie de croissance verte des E.A.U.

Des initiatives d’urbanisation audacieuses, telles que la Vision 2030 d’Abu Dhabi à l’échelle de l’émirat, qui fait passer la culture et le tissu social avant les affaires, et le Plan directeur d’urbanisme de Dubaï, contribuent à la réalisation de l’objectif des E.A.U. L’organisation de l’Exposition universelle 2020 à Dubaï suscite la mise en œuvre de nombreux nouveaux projets dans cette localité. Trente milliards de dirhams (8,174 milliards de dollars) seront consacrés aux infrastructures sur le lieu même de l’Exposition ainsi que dans la ville, ces aménagements devant profiter à terme aux générations à venir.

 

Au niveau fédéral, les E.A.U. prévoient de consacrer 6 milliards de dirhams (1,63 milliard de dollars) à de grands projets de développement des infrastructures sur l’ensemble du pays, dont les réseaux routiers et les bâtiments fédéraux. D’importants investissements ont notamment été réalisés dans les émirats de Sharjah, d’Ajman, d’Umm al-Qaiwain, de Ra’s al-Khaimah et de Fujaïrah par le gouvernement et dans le cadre de « l’Initiative Khalifa », afin de veiller à ce que les habitants de ces émirats jouissent d’infrastructures aussi modernes que ceux des plus grands émirats d’Abu Dhabi et de Dubaï.

 

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L’ÉLECTRICITÉ ET L’EAU

La demande en électricité et en eau continue à croître à vive allure aux E.A.U, du fait d’une forte croissance de la population, de l’expansion économique et des enjeux climatiques. En fait, le pays affiche l’un des taux de consommation par habitant les plus élevés du monde, tant pour l’électricité que pour l’eau. Selon le Rapport 2015 sur la situation énergétique aux E.A.U., les résidents émiriens utilisent environ 550 litres d’eau et entre 20 et 30 kilowattheures (kWh) d’électricité par jour, alors que la moyenne internationale est de 170 à 300 litres d’eau et 15 kWh par jour. De nombreuses nouvelles centrales électriques ont été construites ces dernières années afin de répondre à ces besoins croissants. Actuellement, plus de 27 gigawatts (GW) de la capacité installée de l’ensemble des sept émirats sont produits à partir du gaz naturel (le combustible fossile le plus écologique qui soit disponible), dont 50 % sont importés. Ces centrales sont relativement efficaces et modernes, puisque la majorité d’entre elles ont été construites dans les dix dernières années. Aussi, l’intensité des émissions de carbone (CO2 rejeté par kilowattheure) issues de la production d’électricité aux E.A.U. est-elle à l’heure actuelle la plus faible de la région, et inférieure également à la moyenne mondiale.

Le dessalement reste la source principale d’eau potable dans un pays qui compte peu de sources naturelles utilisables. Les usines de dessalement sont directement alimentées à l’électricité dans le cas de systèmes à osmose inverse, mais l’eau dessalée peut aussi être un produit dérivé de la production d’électricité si l’on utilise des procédés de distillation à multiples effets (MED) et multiflash (MSF). À Abu Dhabi, les centrales de cogénération alimentées au gaz utilisent la vapeur d’eau provenant de la production d’électricité pour la distillation thermique de l’eau de mer. La capacité de dessalement de l’émirat d’Abu Dhabi s’est multipliée par 3,5, passant de 1,17 million de mètres cubes par jour (Mm3/jour) en 2000 à 4,16 Mm3/jour en 2013, et on s’attend à ce qu’elle double d’ici à 2030.

 

Toutefois, l’augmentation de la demande d’électricité devrait ralentir pour atteindre un taux moyen de 5,5 % par an jusqu’en 2030, et le taux de croissance de l’approvisionnement en eau des consommateurs devrait également baisser pour passer de son chiffre moyen historique de près de 10 % par an entre 1998 et 2012, à environ 2 % entre 2014 et 2030.

Water quality test L’enjeu est de réussir à satisfaire la demande en électricité et en eau de manière durable, tant d’un point de vue économique qu’environnemental. Pour relever ce défi, la Vision 2021 des E.A.U. établit des objectifs nationaux pour l’énergie propre, la disponibilité et la production d’eau, la réduction des émissions de carbone et l’intensité énergétique. Une meilleure conservation, la diversification énergétique, le recours à la technologie et à l’innovation pour la production d’énergie et d’eau, ainsi qu’une efficacité énergétique globale sont autant d’éléments moteurs essentiels à la réalisation de ces objectifs. Le mix énergétique diversifié des E.A.U. comprend les énergies renouvelables, les hydrocarbures traditionnels et l’énergie nucléaire. Abu Dhabi prévoit que d’ici à 2020, 7 % de son énergie proviendra de sources renouvelables, tandis que Dubaï a récemment porté son objectif à 7 % en 2020 et 15 % d’ici à 2030. Dubaï a également l’intention de produire une partie de son énergie à partir de charbon propre.

La centrale nucléaire des E.A.U. se situe à Barakah (Abu Dhabi). L’achèvement de la première unité de production est prévu pour 2017, trois autres unités devant suivre à un intervalle d’un an chacune. En 2020, les quatre unités de production d’énergie nucléaire devraient fournir jusqu’à un quart de l’électricité nécessaire au pays et permettre de réduire les émissions de carbone de 12 millions de tonnes par an.

 

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LES TÉLÉCOMMUNICATIONS

Les E.A.U. disposent d’un réseau de télécommunications rapide et efficace, réglementé par l’Autorité de régulation des télécommunications des E.A.U. (TRA).

Statistiques de la TRA (juin 2015)

 

Nombre de lignes téléphoniques fixes                                                2 153 343

pour 100 habitants                                                                                      25,3

 

Nombre d’abonnements valides aux réseaux mobiles                      17 186 727

pour 100 habitants                                                                                    202,3

 

Nombre d’abonnés à Internet                                                             1 156 291

 

Nombre d’abonnés au haut débit                                                       1 154 985

 

Nombre d’abonnés au haut débit pour 100 habitants                                 13,6

 

Le secteur est actuellement desservi par deux opérateurs de télécommunications :  Emirates Telecommunications Corporation (Etisalat) et Emirates Integrated Telecommunications Company PJSC (du). La concurrence a été introduite dans le secteur émirien des télécommunications début 2007, quand du, le deuxième détenteur de licence, a lancé ses services de téléphonie mobile, mettant fin au monopole exercé pendant près de 30 ans par Etisalat.

 

Mobile phone communication

Les indices internationaux qui classent les pays selon divers indicateurs relatifs aux technologies de l’information et de la communication (TIC) attestent de la vigueur du secteur émirien des télécommunications.

 

Par exemple, les E.A.U. se classent au premier rang des pays arabes selonl’Indice de préparation aux réseaux 2015 publié par le Forum économique mondial et 23e sur 143 pays évalués, gagnant une place par rapport à 2014.

 

Au regard des indicateurs individuels analysés, les E.A.U. se placent au premier rang des pays arabes en ce qui concerne :

  • l’usage d’Internet d’entreprise à consommateur ;
  • l’indice d’e-préparation ;
  • l’accès à Internet dans les établissements scolaires ;
  • les serveurs Internet sécurisés ;
  • le faible taux de piratage de logiciels ;
  • le pourcentage de logiciels installés.

Au niveau international, les E.A.U. se classent :

  • 1er pour l’usage des TIC et l’efficacité du gouvernement ;
  • 1er (ex aequo) pour la couverture du réseau mobile, en termes de pourcentage de la population couvert ;
  • 1er pour l’importance des TIC pour les perspectives d’avenir du gouvernement ;
  • 1er pour l’impact des TIC sur l’accès aux services de base ;
  • 2e pour le succès avec lequel le gouvernement favorise le développement des TIC ;
  • 2e pour l’impact des TIC sur les nouveaux services et produits ;
  • 2e pour l’acquisition par le gouvernement de produits technologiques de pointe ;
  • 4e pour les lois se rapportant aux TIC ;
  • 5e pour l’impact des TIC sur les nouveaux modèles organisationnels ;
  • 7e pour le nombre d’abonnés aux services mobiles pour 100 habitants ;
  • 7e pour l’intégration des technologies au niveau des entreprises ;
  • 7e pour l’usage d’Internet d’entreprise à entreprise ;
  • 8e pour l’usage des réseaux sociaux virtuels ;
  • 8e pour la disponibilité des toutes dernières technologies.

Le rapport complet sur l’Indice de préparation aux réseaux est consultable à l’adresse suivante : http://www.weforum.org. Pour d’autres classements des E.A.U., cliquez ici.

 

 

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LES AÉROPORTS ET LES PORTS

L’aviation est un secteur essentiel de l’économie des E.A.U., celui-ci apportant une contribution considérable au PIB du pays. L’aviation et la logistique exercent également une grande influence sur le tourisme, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, le commerce et les finances, ainsi que sur le développement et le renforcement de la diversification économique.

Etihad Airways airplane

Un élément important qui a contribué au succès du secteur de l’aviation est la situation stratégique des E.A.U., grâce à laquelle le pays est devenu une véritable plaque tournante mondiale du transport aérien, assurant en un même lieu la correspondance avec des vols vers un vaste éventail de destinations internationales. De plus, l’envergure, le rayonnement et l’attrait des compagnies aériennes nationales, dont la compagnie aérienne Emirates et Etihad Airways, plusieurs fois primées, garantissent l’augmentation constante du nombre de passagers qui transitent par les sept aéroports du pays. Alors que les compagnies aériennes nationales prospèrent au sein d’un secteur mondial confronté à des difficultés, on a enregistré parallèlement dans les aéroports émiriens une augmentation du volume de fret et du débit de passagers. Les aménagements en cours permettront de voir ces tendances se poursuivre.

 

La capacité des aéroports émiriens, par lesquels environ 100 millions de passagers ont transité en 2014, augmentera pour atteindre 250 millions de passagers d’ici à 2020. Dans le même temps, les aéroports des E.A.U. investiront jusqu’à 50 milliards de dollars dans des aménagements essentiellement axés sur le bon fonctionnement et l’efficacité des opérations.

 

L’aéroport international de Dubaï (où se situe le siège social de la compagnie aérienne Emirates) a été en 2014 l’aéroport le plus fréquenté du monde, celui-ci ayant vu transiter 70,4 millions de passagers par ses installations, soit une hausse de 6,1 % par rapport à 2013. Son ascension au premier rang a été fulgurante, puisqu’en 2010 il se classait dixième seulement avec un débit de 28 millions de passagers. Le programme d’expansion de l’aéroport, d’un coût de 28 milliards de dirhams (7,6 milliards de dollars), pourrait porter sa capacité à 90 millions de passagers par an d’ici à 2018. Dubaï a également acheminé, en 2014, un peu plus de 2,4 millions de tonnes de fret, ce qui lui a permis de conserver sa troisième position après la Corée du Sud et Hong Kong.

 

L’aéroport international d’Abu Dhabi a accueilli un nombre record de 20 millions de passagers en 2014, soit une hausse de 20 % par rapport à 2013. Il a également enregistré une augmentation de 12,8 % du volume de fret sur 12 mois. Les aménagements réalisés récemment ont permis de moderniser les services offerts par l’aéroport, notamment en vue de l’accueil des A380. La livraison du terminal emblématique de Midflield (MTC) en 2017 portera la capacité de l’aéroport à 40 millions environ. Situé entre les deux pistes de l’aéroport (d’où son nom), ce nouveau terminal spectaculaire arborera un plafond de 52 mètres de haut et un parc intérieur couvert de 8 400 mètres carrés.

 

Comme à Dubaï, la croissance annuelle à deux chiffres enregistrée par l’aéroport d’Abu Dhabi au cours des dix dernières années est une conséquence directe de l’expansion agressive du transporteur national, Etihad Airways. Cette croissance est considérablement accélérée par les associations en capital et les partages de codes stratégiques d’Etihad.

 

L’aéroport international de Sharjah a annoncé une hausse de 11,76 % du trafic passager en 2014 sur la base d’un débit de 9,5 millions de passagers, principalement par suite de l’expansion agressive d’Air Arabia, la première compagnie aérienne à bas coût de la région, qui assure des liaisons avec 100 destinations au départ de cet aéroport. Cependant, le volume du fret manutentionné à l’aéroport est tombé de 295 402 tonnes en 2013 à 240 000 tonnes en 2014.

 

Air Arabia opère également des vols à partir de l’aéroport international de Ra’s al-Khaimaha,ce qui, espère-t-on, portera le trafic passager à cet aéroport à environ 600 000 d’ici à 2015.

 

Les ports des E.A.U. tout comme leurs aéroports, sont des plaques tournantes internationales et régionales et un élément moteur de croissance essentiel qui facilite la diversification économique. Selon le World Shipping Council, deux des 50 plus grands ports à conteneurs du monde se trouvent aujourd’hui aux E.A.U., Dubaï se classant parmi les dix premiers. Globalement, 61 % des cargaisons à destination des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) transitent par les ports des E.A.U.

 

Mina (Port) Zayed, port de la ville d’Abu Dhabi, qui a été le principal port de fret général de l’émirat pendant 40 ans, a été remplacé par le port Khalifa, immense nouvel aménagement industriel et portuaire de 417 kilomètres carrés et d’un coût de 26,5 milliards de dirhams situé à Al Taweelah, à l’est de la ville. D’ici à 2030, le port Khalifa aura la capacité de manutentionner 15 millions d’EVP (équivalent vingt pieds) et 35 millions de tonnes de fret général. Il est estimé que le port Khalifa et la zone industrielle environnante, Kizad, contribueront alors au PIB non pétrolier de la capitale à hauteur de 15 %. Mina Zayed assume aujourd’hui un nouveau rôle en tant que port dédié au marché des navires de plaisance et de croisière qui est en pleine expansion.

 

Mina Zayed

Les ports de Dubaï : Port Rashid dans la ville de Dubaï, et Jebel Ali, au sud de la ville, jouent un rôle essentiel dans le commerce des Émirats. Ils sont tous deux exploités par DP World, le plus grand opérateur de ports et terminaux maritimes du Moyen-Orient. Le groupe DP World, qui exploite également le port Hamriya et le terminal de conteneurs de Fujaïrah, est un acteur international de premier plan puisqu’il exploite 60 terminaux répartis sur six continents. La capacité du port de Jebel Ali a récemment été augmentée de 14 millions d’EVP à 19 millions d’EVP.

 

Sharjah est le seul émirat à posséder un port sur chaque côte. Celui de la côte est, le Terminal de conteneurs Khor Fakkan, seul port naturel en eau profonde de la région, jouit d’une situation géographique stratégique dans le contexte actuel, où tant d’échanges commerciaux se font grâce aux porte-conteneurs de haute mer, étant donné sa proximité avec les principales voies maritimes est-ouest et le fait qu’il se trouve en dehors du détroit problématique d’Ormuz. Il est équipé pour accueillir des porte-conteneurs géants d’une capacité dépassant 16 000 EVP.

 

Le port de Fujaïrah, qui est lui aussi situé stratégiquement en dehors du détroit d’Ormuz, a vu la capacité de ses installations de stockage terrestre de soute augmenter, ces dernières années, à plus de 6 millions de mètres cubes (Mm3). D’autres projets d’agrandissement sont en cours.

 

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