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Parrainé par le Conseil national des médias

L’ÉCONOMIE


  1. L’économie
  2. Le développement des infrastructures
  3. L’électricité et l’eau
  4. Les télécommunications
  5. Les aéroports et les ports
  6. Liens

L’ÉCONOMIE

Les E.A.U., huitième pays producteur de pétrole du monde, maintiennent une économie de marché, avec peu de restrictions sur les activités du secteur privé ou sur le commerce international et les mouvements de capitaux. Malgré l’impact de la crise économique internationale, l’économie émirienne s’est avérée remarquablement résistante : le taux de croissance du PIB réel, qui avait chuté de 1,6 % en 2009 (la première contraction depuis 1988), a enregistré en 2010 et 2011 une amélioration significative, estimée respectivement à 1,3 % et 4,2 %. Les estimations de la croissance du PIB réel en 2012 se situent autour de 4 %.

Abu Dhabi CornicheLes troubles politiques du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord n’ont pas eu de répercussions sur le redressement économique des E.A.U., considérés comme l’un des pays les plus stables et les plus sûrs de la région sur le plan politique et un lieu relativement exempt de risques pour le tourisme et les investissements.

La hausse des prix du pétrole, l’augmentation des dépenses de l’État et une reprise sensible dans les secteurs du tourisme, des transports et du commerce ont contribué à une nette amélioration de l’économie. En outre, en réduisant l’attention portée aux secteurs en difficulté que sont l’immobilier, le bâtiment et les services financiers, les E.A.U. ont réussi à faire renaître la confiance. La restructuration réussie de la dette de sociétés de premier plan telles que Dubai World, la solidarité entre les Émirats et une combinaison de politiques et de bases économiques rationnelles ont facilité le retour de la stabilité sur le marché.

Sur le plan fiscal, les E.A.U. mettent en œuvre plusieurs réformes au niveau fédéral, dont l’adoption d’un cadre à moyen terme, ainsi que le passage à une budgétisation par programme et à une budgétisation base zéro. Grâce aux prix élevés du pétrole, le déficit budgétaire de 2010 s’est transformé en excédent en 2011 et, malgré un climat international défavorable, on a également enregistré en 2012 un excédent de la balance globale des paiements. La Banque centrale a estimé que l’inflation se situerait autour de 1,5 % en 2012, après avoir diminué par rapport à son taux moyen de 11,7 % en 2007-2008 en raison d’une pression continue sur le secteur immobilier, et notamment d’une offre excédentaire possible sur le marché.

Une planification économique claire a permis de relancer le marché, alors que La Vision économique d’Abu Dhabi 2030 et le Plan stratégique de Dubaï 2015 ouvrent la voie à la diversification, la contribution du secteur non pétrolier contribuant considérablement au PIB. La stratégie consiste à attirer des capitaux étrangers dans le secteur industriel et d’autres secteurs orientés vers l’exportation, notamment l’industrie lourde, les transports, la pétrochimie, le tourisme, l’informatique, les télécommunications, les énergies renouvelables, l’aviation et les services pétroliers et gaziers. Au niveau fédéral, les E.A.U. poursuivent leur Vision 2021, qui a pour but de placer l’innovation, la recherche, la science et la technologie au centre d’une économie compétitive, hautement productive et basée sur la connaissance, d’ici le cinquantième anniversaire de la fédération.

En outre, l’environnement économique exceptionnel des E.A.U. a facilité le développement d’entreprises innovantes à croissance rapide, devenues des leaders régionaux et internationaux. De plus, les E.A.U. de manière générale, et Abu Dhabi en particulier, détiennent d'importants fonds souverains, créés pour protéger et maintenir le bien-être futur des Émiriens. La Direction des investissements d’Abu Dhabi est un leader mondial qui investit dans un large éventail d’actifs, des actions et des titres à revenu fixe aux infrastructures. Elle joue par ailleurs un rôle prépondérant dans le développement et la gouvernance de ce secteur.

Sur le plan international, l’économie robuste des E.A.U. leur a permis de devenir un pôle commercial important au Moyen-Orient, en attirant des investissements étrangers directs considérables, ainsi qu’une main-d’œuvre importante.

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LE DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES

Trump Tower & HotelLe développement des infrastructures se poursuit après une période de progression rapide qui a vu la construction à très grande échelle de bâtiments résidentiels, touristiques, industriels et commerciaux et, par suite, une transformation radicale de l’environnement urbain des E.A.U. L’éducation, les soins médicaux, les installations touristiques, la production d’électricité et d’eau, les télécommunications, les ports et les aéroports font également l’objet d’une forte injection de capitaux. Des routes et des ponts sont en cours de construction et des systèmes de transport en commun en cours d'installation pour desservir les nouveaux quartiers créés. Parallèlement, la réévaluation des besoins du pays et du marché mondial a conduit les E.A.U. à recentrer leurs plans de développement inventifs, qui restent motivés par des initiatives d’urbanisation audacieuses telles que la Vision 2030 d’Abu Dhabi, laquelle s’étend à l’ensemble de l’émirat.

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L’ÉLECTRICITÉ ET L’EAU

La demande en électricité et en eau continue à croître à vive allure aux E.A.U. De nombreuses nouvelles centrales électriques ont été construites ces dernières années afin de répondre à ces besoins croissants, tandis que le dessalement reste la source principale d’eau potable dans un pays qui compte peu de sources naturelles.

Le pétrole et le gaz naturel (dont une partie est importée) demeurent les principales sources d’énergie pour la production d’eau et d’électricité. Cependant, pour répondre à leurs énormes besoins futurs en énergie et réduire leurs émissions de carbone, les E.A.U. ont lancé un programme intégral d’énergie nucléaire civile soumis aux réglementations et à la surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Les E.A.U. devraient investir globalement plus de 29,36 milliards de dirhams dans la production d'électricité au cours des huit prochaines années, la capacité de production devant augmenter de plus de 53 térawatts-heure d'ici à fin 2021.

Water quality testPar ailleurs, il est intéressant de voir qu’un pays qui s’est développé et a prospéré grâce à l’énergie provenant des hydrocarbures envisage aujourd’hui très sérieusement de se tourner vers les énergies renouvelables, ce qui entraîne non seulement des investissements stratégiques dans le développement de ces énergies, tant au niveau régional que mondial, mais aussi l’accueil d’un organisme de l’ONU : l’Agence internationale sur les énergies renouvelables (IRENA).

 

 

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LES TÉLÉCOMMUNICATIONS

Les E.A.U. disposent d’un réseau de télécommunications rapide et efficace, réglementé par l’Autorité de régulation des télécommunications des E.A.U. Le taux de pénétration de l'abonnement mobile atteint 149,1 % et celui d’Internet 27,7 %.

Etisalat, premier prestataire de télécommunications aux E.A.U. et acteur important sur la scène internationale, a été rejoint par Du en 2006. Ce dernier a maintenant acquis des parts de marché considérables.

Mobile phone communicationToutefois, les E.A.U. ne se sont pas limités aux communications terrestres : Thuraya propose, par le biais de téléphones portables satellitaires et IP Thuraya, des communications par satellite fiables et robustes dans certains des lieux les plus reculés du monde. Une autre entreprise émirienne détenue par Mubadala, la société de communications satellitaires Al Yah, ou Yahsat, première société hybride (à la fois militaire et commerciale) de la région dans le secteur satellitaire, a consacré plus d'un milliard de dollars à son programme spatial, qui porte sur deux satellites à usage civil aussi bien que militaire. Le premier satellite lancé par Yahsat fournit des communications à l'armée émirienne, ainsi que des liaisons commerciales aux entreprises clientes et aux chaînes de télévision. Le deuxième satellite  fournira également des connexions ADSL.

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LES AÉROPORTS ET LES PORTS

Les investissements et progrès économiques considérables réalisés dans l’aviation ont conduit à une expansion de même ampleur dans les aéroports, ports et infrastructures connexes des E.A.U. Abu Dhabi International Airport, où se trouve le siège social d’Etihad Airways, et l’Aéroport international de Dubaï, où se situe celui de la compagnie aérienne Emirates, ainsi que la compagnie aérienne à bas coût Flydubai, font l’objet d’énormes réaménagements s’élevant à plusieurs milliards de dirhams. L’Aéroport international d’Al Ain subit actuellement une rénovation totale, tandis que prend forme le septième aéroport international des E.A.U., Al Maktoum International, à Dubai World Central.

De réaménagements sont en cours à l’Aéroport international de Sharjah, qui abrite la compagnie aérienne à bas coût Air Arabia , tandis que des travaux d’agrandissement se déroulent aux aéroports internationaux de Fujaïrah et de Ra’s al-Khaimah. L’ensemble de ces projets font des E.A.U. les plus gros investisseurs dans le domaine des aménagements aéroportuaires au Moyen-Orient.

Étant donné leur position géographique stratégique entre l’Orient et l’Occident, les ports des Émirats, tout comme leurs aéroports, constituent un moteur essentiel de croissance, et notamment de diversification économique.

Mina (Port) Zayed, port de la ville d’Abu Dhabi, qui demeure à ce jour le principal port de fret général de l’émirat, est peu à peu remplacé par le port Khalifa, immense projet industriel et portuaire de 417 kilomètres carrés situé à Al Taweelah. Toutes les cargaisons qui transitent par Mina Zayed seront progressivement transférées au port Khalifa d'ici à 2013. Selon les prévisions, le port Khalifa et la zone industrielle environnante, Kizad, contribuera au PIB non pétrolier de la capitale à hauteur de 15 % d’ici à 2030.

Les ports de Dubaï : Port Rashid dans la ville de Dubaï, et Djebel Ali, au sud de la ville, jouent un rôle essentiel dans le commerce des Émirats. Djebel Ali, en particulier, qui est spécialisé dans le fret en vrac et les matériaux industriels destinés à la Zone franche de Djebel Ali est le plus grand port artificiel du monde.

Sharjah est le seul émirat à posséder un port sur chaque côte. Le port situé sur sa côte est, le Terminal de conteneurs Khor Fakkan, seul port naturel en eau profonde de la région, bénéficie d’une position stratégique dans le contexte actuel où tant d’échanges commerciaux se font grâce aux porte-conteneurs de haute mer, étant donné sa proximité avec les principales voies maritimes est-ouest et le fait qu’il se trouve en dehors du problématique détroit d’Ormuz.

Début 2005, le port de Fujaïrah a inauguré des installations supplémentaires de stockage terrestre de soute de 150 000 mètres cubes, qui en font le deuxième centre de soutage du monde.

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