Les progrès politiques et économiques accomplis par les E.A.U. depuis leur création se sont accompagnés d'un énorme bond en avant sur le plan des conditions sociales. L'investissement dans les êtres humains qui constituent " la richesse de la nation " est une priorité du programme de modernisation ambitieux du gouvernement émirien. De nos jours, les citoyens des E.A.U. jouissent d'un haut niveau de vie et recueillent le fruit des investissements dans l'éducation et les services de santé.
De plus, des efforts se poursuivent pour développer les ressources humaines, réaliser l'autonomie des femmes et apporter une protection sociale aux plus vulnérables. Bien que la population émirienne soit parvenue, en général, à harmoniser la modernité et la mondialisation avec ses valeurs traditionnelles, les mutations sociales ont eu un fort impact, en particulier les déséquilibres démographiques liés à l'urbanisation et à l'immigration à grande échelle. Malgré ces difficultés, les Émirats demeurent une société tolérante, ouverte et humaine qui chérit ses racines traditionnelles.
Fin 2010, le Bureau national émirien des statistiques a estimé que la population émirienne avait atteint 8,26 millions de personnes, soit une augmentation de 65 % par rapport au chiffre de 2006, qui s'élevait à 5,01 millions. Cette augmentation résulte en grande partie de la forte demande de main-d'œuvre à Abu Dhabi et Dubaï, laquelle a quelque peu ralenti face à la baisse de l'activité économique. Il est estimé que le nombre de ressortissants émiriens a augmenté, passant de 851 164 personnes en 2006 à 947 997 en 2010.
D'énormes progrès ont été accomplis dans le secteur de l'éducation depuis la création de la fédération, en 1971 : les Émiriens des deux sexes bénéficient d'un système éducatif complet et gratuit pour tous, de la maternelle à l'université. En outre, il existe un secteur éducatif privé bien développé, et des milliers d'étudiants des deux sexes suivent des cours universitaires à l'étranger aux frais de l'État.
Aux E.A.U., durant l'année scolaire 2012-3013, 268 272 élèves étaient inscrits dans 725 établissements d'enseignement primaire et secondaire et 110 000 étudiants dans 80 établissements d'enseignement supérieur.
Cependant, malgré des investissements réguliers dans l'éducation au fil des années, le gouvernement centre actuellement sa politique sur un remaniement nécessaire du système, notamment dans le primaire et le secondaire, pour l'aligner sur les pratiques recommandées au niveau international. Afin d'atteindre cet objectif, le ministère émirien de l'Éducation le ministère émirien de l'Éducation a adopté le programme Education 2020, qui comprend toute une série de plans quinquennaux couvrant l'introduction de techniques pédagogiques de pointe, ainsi que l'amélioration de la créativité et des capacités d'auto-apprentissage des élèves. Des fonds ont été consacrés à la réalisation des objectifs ambitieux de cette stratégie. Les E.A.U. espèrent former 10 000 enseignants du secteur public au cours des cinq prochaines années, tout en poursuivant leur but annoncé de parvenir à une émiratisation de 90 % du personnel d'ici à 2020.
La vaste majorité des étudiants inscrits en dernière année d'études secondaires cherchent à obtenir une place dans un établissement d'enseignement supérieur émirien ou à partir faire des études à l'étranger dans le cadre de programmes subventionnés par l'État émirien. Les ressortissants nationaux peuvent s'inscrire gratuitement dans les établissements d'enseignement supérieur du secteur public, qui sont complétés par un nombre croissant d'établissements privés divers, y compris des antennes d'établissements d'enseignement de réputation internationale. L'Université des Émirats Arabes Unis, située à Al Ain, demeure l'établissement d'enseignement supérieur phare des E.A.U., tandis que l'Université Zayed (ZU), qui compte deux campus, un à Abu Dhabi et un à Dubaï, a été créée par le gouvernement fédéral pour assurer principalement l'éducation des Émiriennes. Les Instituts supérieurs de technologie, quant à eux, offrent un enseignement davantage axé sur les disciplines techniques et comptent 12 écoles bien équipées réparties dans l'ensemble des Émirats. Les HCT, conjointement avec leur branche commerciale, le Centre d'excellence pour la recherche appliquée et la formation Centre d’excellence pour la recherche appliquée et la formation , mettent un point d'honneur à répondre rapidement et efficacement aux exigences actuelles du monde du travail régional et international.
Parmi les établissements privés de premier plan, il convient de citer les Universités américaines de Sharjah et de Dubaï, l'Université de Sharjah, l'Université des Sciences et de la Technologie d’Ajman, l'Université d'Abu Dhabi, l'Université Al Hosn à Abu Dhabi, ainsi que des antennes émiriennes d'établissements internationaux tels que l'Université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi et NYU Abu Dhabi. Pour sa part, la Cité académique internationale de Dubaï l'Cité académique internationale de Dubaï accueille 27 établissements universitaires provenant de 11 pays différents.
Les Émirats possèdent également plusieurs centres éducatifs professionnels, techniques et commerciaux réputés pour ceux qui recherchent une formation pratique dans la carrière qu'ils ont choisie.
Les efforts portent désormais sur la mise en œuvre de moyens permettant aux jeunes du pays de relever les défis du monde du travail au XXIe siècle. En outre, afin de veiller à ce qu'il y ait suffisamment d'emplois pour les diplômés sortant des universités, le gouvernement encourage l'émiratisation de la main-d'œuvre, notamment dans le secteur privé, où les ressortissants nationaux représentent un faible pourcentage des effectifs.
Malgré l’essor de l’économie, il reste inévitablement des Émiriens qui ne sont pas en mesure de profiter directement de la prospérité du pays. Par conséquent, un réseau étendu de services sociaux a été mis en place pour porter assistance à ces personnes vulnérables. Il prend la forme de prestations sociales administrées par le ministère du Travail et des Affaires sociales, qui complètent l’aide pratique offerte par le réseau de centres sociaux subventionnés par ce ministère, gérés par l'Union générale des femmes, ainsi que par les centres d'aide sociale
et de réadaptation subventionnés par le gouvernement qui apportent une aide aux handicapés.
Les citoyens émiriens également peuvent bénéficier de logements gratuits ou subventionnés, car l'accès à un logement moderne et confortable est considéré comme un droit pour chaque citoyen. Toutefois, face à la croissance rapide de la population, la réalisation de cette aspiration a nécessité l'intervention du gouvernement aux niveaux fédéral et local.
Les E.A.U. ont mis en place trois types de programmes de logement : le premier propose des prêts immobiliers et des aides aux ressortissants qui possèdent un terrain, lui-même octroyé par l'État. Le deuxième offre des prêts à long terme, sans intérêt, aux ressortissants qui peuvent les rembourser. Le troisième prévoit un logement gratuit pour les ressortissants ayant de faibles revenus. Le ministère des Travaux publics supervise les programmes de logement, mais le Programme de logement Cheikh Zayed en est le principal organisme de financement. En outre, des organisations privées et spécifiques aux Émirats apportent une aide au logement.
La conviction que les femmes ont le droit de prendre leur place dans la société repose sur la constitution des Émirats, qui garantit les principes de justice sociale pour tous, conformément aux préceptes de l'Islam. Selon la constitution, les femmes ont le même statut juridique, le même droit à la propriété, le même accès à l'éducation, aux soins de santé et à l'aide sociale et le même droit d'exercer un métier que les hommes. Les garanties consacrées par la constitution ont été transposées dans la loi d'application régissant l'égalisation des chances dans tous les domaines.
Les femmes représentent deux tiers des employés du secteur public émirien. Des Émiriennes occupent aujourd'hui des postes de haut rang dans tous les secteurs de la société, notamment dans la magistrature, le corps diplomatique, la police, l'armée, les affaires et la finance. En ce qui concerne l'arène politique, quatre ministres du cabinet émirien sont des femmes et, en 2011, une femme a été élue et six autres ont été nommées au Conseil national fédéral, l'organe parlementaire des E.A.U.
Les Émirats sont si bien parvenus à promouvoir les femmes qu'ils se classent désormais 38e sur 187 pays dans l'Indice sexospécifique du développement humain du PNUD pour 2011. Ce classement positif est dû principalement au fait qu'un nombre considérable de femmes font des études, y compris au niveau supérieur : selon le dernier recensement, en 2005, le ratio femmes-hommes de 15-24 ans capables de lire et d'écrire s'élevait à 110. En outre, le ratio femmes-hommes dans l'enseignement secondaire atteignait 106,7, et dans l'enseignement supérieur 181,0. L'assouplissement des restrictions sociales relatives à l'emploi des femmes et le fait que le travail est de plus en plus considéré comme un moyen d'établir son identité personnelle, et non pas une simple source de revenu, ont également été des facteurs importants. Par ailleurs, il est indubitable que les modèles de réussite féminine se multiplient rapidement aux Émirats, dans tous les domaines, encourageant les femmes à se détacher de leurs emplois traditionnels. Néanmoins, l'inégalité des sexes demeure un problème ; il est essentiel de veiller à ce que les réussites individuelles cessent d'être exceptionnelles.
La nécessité de créer un environnement favorable pour que l'égalité des sexes devienne réalité reste un défi. L'Union générale des femmes a été un acteur clé dans ce domaine. Sous la direction de Cheikha Fatima bint Mubarak, la GWU a attiré l'attention sur de nombreux problèmes interdépendants relatifs aux femmes, aux enfants et à la famille. Avec l'évolution des besoins des femmes, les activités de la GWU ont pris de l'ampleur et se sont diversifiées. De plus, la GWU intervient dans les questions qui intéressent les femmes aux niveaux régional et international et elle a participé à toutes les conférences mondiales sur les femmes parrainées par l'ONU. Dans ce contexte, elle se consacre maintenant aux mesures nécessaires au niveau national pour mettre en vigueur la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et de faire appliquer les recommandations de la déclaration de Beijing par le biais de la Stratégie nationale pour l'avancement des femmes, initiative conjointe du PNUD, de l'UNIFEM, des agences gouvernementales locales et des ONG.
Les Émirats ont mis en place un service de santé extrêmement développé, y compris des infrastructures physiques ultramodernes composées d'hôpitaux publics et privés, de centres spécialisés et de centres de soins de santé primaires bien équipés. La création de partenariats avec des établissements médicaux internationaux renommés, tels que la Cleveland Clinic et l'université John Hopkins, garantissent la disponibilité d'un vaste éventail de procédures médicales novatrices dans le pays. Les soins de santé sont gratuits pour tous les ressortissants. Par ailleurs, des lois ont été votées afin d'obliger les non-ressortissants à prendre une assurance-maladie.
La plupart des maladies transmissibles comme la malaria, la rougeole et la poliomyélite, autrefois répandues aux Émirats, ont été éradiquées, ce qui a permis de réduire le taux de mortalité à 1,4 pour 1 000 contre 4,5 pour 1 000 en 1975. Parallèlement, les soins prénatals et périnatals sont comparables à ceux des pays les plus développés du monde et 99 % des accouchements sont assistés par un personnel médical qualifié. Le taux de mortalité maternelle était de 10 pour 100 000 en 2008 et le taux de mortalité des moins de cinq ans était de 7 pour 1 000 naissances vivantes en 2009 (contre 17 en 1990). Les chiffres disponibles sur les taux d'immunisation pour les différentes catégories de vaccin montrent qu'ils sont administrés uniformément à plus de 90 % des nouveau-nés. En outre, l'accès à une eau salubre en zones urbaines et rurales est assuré pour la totalité de la population, dont près de 100 % utilisent des sanitaires modernes.
Grâce au niveau élevé des soins dispensés à tous les échelons du système médical, l'espérance de vie à la naissance atteint 76,5 ans aux Émirats, soit un niveau similaire à celui de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Malheureusement, comme ailleurs, les maladies liées au mode de vie telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer sévissent aux E.A.U., c'est pourquoi les stratégies préventives, dont un programme complet d'éducation sanitaire, se situent au centre des préoccupations en matière de santé.
Selon les prévisions, le budget consacré par les E.A.U. aux soins de santé augmentera
en 2012 de 8,6 % pour atteindre 31 milliards de dirhams, cette hausse étant rendue nécessaire par la croissance démographique, la construction de nouveaux hôpitaux et les progrès de la technologie médicale.
La constitution des Émirats garantit la liberté d'expression et le gouvernement cherche vivement à dynamiser les médias. Les médias nationaux, y compris les journaux, les magazines, les stations radio, les satellites, ainsi que la télévision terrestre et par satellite, sont en plein essor. D'autre part, les grandes organisations internationales des médias et sociétés de radiodiffusion et télévision ont implanté leur siège social à la Media City de Dubaï et dans les zones franches qui lui sont rattachées.
| Emirates News Agency WAM | www.wam.ae |
| Abu Dhabi Media | www.admedia.ae |
| Dubai Media Incorporated | www.dmi.ae |
| Sharjah Media Corporation | www.sharjahtv.ae |
| Ra's al-Khaimah Media Centre | www.raknewsonline.com |
| Fujairah Media | www.fujairahmedia.com |
| The National | www.thenational.ae |
| Gulf News | www.gulfnews.com |
| Khaleej Times | www.khaleejtimes.com |
Depuis la création de la Fédération, les nombreux expatriés parrainés par des employeurs du secteur privé qui travaillent aux E.A.U. expriment des inquiétudes par rapport au respect des droits de l'homme. Celles-ci concernent notamment le retrait des passeports, la substitution de contrats et le retard, voire le non-paiement, des salaires. De nos jours, en qualité de membres de l'Organisation internationale du travail (OIT), de l'Organisation arabe du travail (ALO) et d'autres organisations multilatérales s'intéressant aux conditions de travail, les E.A.U. s'efforcent en toute transparence de s'acquitter de leurs obligations. Les institutions, tant au niveau fédéral qu'au niveau des émirats, accordent une attention prioritaire aux réformes radicales visant à améliorer les conditions de travail et les droits des travailleurs. De nombreuses entreprises sont inspectées régulièrement par le ministère du Travail en vue de vérifier qu'elles respectent la réglementation du travail, et notamment l'établissement de contrats d'embauche obligatoires visant à protéger les droits des travailleurs en matière de rémunération, d'hébergement, de soins médicaux et d'horaires de travail. De plus, le Système, novateur, de protection des salaires (WPS), qui a été instauré par les E.A.U., garantit que les travailleurs reçoivent leur salaire à temps. En outre, les E.A.U. collaborent avec plusieurs pays exportateurs de main-d'œuvre et ont engagé des consultations multilatérales afin d'aider ces pays à protéger leurs travailleurs contre les risques d'exploitation et les pratiques de recrutement illégales avant leur arrivée aux Émirats.
Les E.A.U. ont ratifié la Convention de l'ONU sur la criminalité transnationale organisée, ainsi que le protocole qui lui est associé et vise à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, notamment celle des femmes et des enfants. Allant dans ce sens, la Loi fédérale 51, promulguée en 2006, impose des mesures punitives fortes contre toutes les formes de traite des êtres humains. En outre, le Comité national de lutte contre la traite des êtres humains a été créé en 2007 pour coordonner les efforts de lutte contre la traite des personnes à tous les niveaux. Il a notamment permis la mise en place de stratégies conjointement avec l'UNICEF, les ambassades des pays d'origine des victimes et des organisations non gouvernementales, afin d'identifier, de délivrer, de réinsérer et de rapatrier les ex-enfants jockeys employés pour les courses de chameaux. Par ailleurs, les E.A.U., qui ont engagé des initiatives dans le but de lutter contre la traite des êtres humains, ont joué un rôle actif dans l'élaboration d'un programme appelé Initiative mondiale des Nations unies contre la traite des êtres humains (UN.GIFT).
Conventions des droits de l'homme auxquelles les E.A.U. adhèrent :
Conventions de l'OIT auxquelles les E.A.U. adhèrent :